La gazette des naturalistes et botanistes

(Vos idées, vos suggestions sur coin.nature.le.brethon@orange.fr)

 

De qui se moque t'on !!!! ( mai 2015)

 

 -Les frelons asiatiques qui ont colonisé le Sud-Ouest auraient-ils enfin un prédateur ? (01/01/2014)

  

article publié le 22 août 2013 par kozett – Sud Ouest 20/08/2013 Par Jean-Paul Vigneaud

Gironde : fait rarissime, un rapace dévore un nid de frelons asiatiques

Les frelons asiatiques auraient-ils enfin un prédateur naturel ? En tous cas, chose très rare, une bondrée apivore a détruit un nid le 15 août

Les frelons asiatiques qui ont colonisé le Sud-Ouest auraient-ils enfin un prédateur ? C’est ce que laisse penser cette image. Un rapace en train de briser un nid de frelons et de dévorer les larves, le 15 août, dans un hangar du domaine viticole de Carbonnieu, à Bommes, dans le Sauternais.

« Des frelons asiatiques avaient construit leur nid à l’intérieur du bâtiment. Très vite, il est devenu aussi gros qu’un ballon de foot », raconte Alain Charrier, le propriétaire du domaine. « Jeudi dernier, à notre plus grande surprise, un rapace l’a décroché, l’a mis à terre et a dévoré toutes les larves. Il est venu plusieurs fois pour tout finir. Difficile de faire une photo, le moindre bruit pouvant le faire fuir. Nous avons tout de même réussi à en faire une à travers le carreau d’une fenêtre. »

Une buse ? C’est ce qu’a cru tout d’abord le viticulteur. « La même grandeur, la même envergure, la même façon de tourner dans le ciel », souligne Alain Charrier. C’était bel et bien un rapace en plein travail mais pas une buse variable (Buteo buteo), celle que l’on connaît dans nos régions.

Le rapace vu à Bommes est une bondrée apivore (Pernis apivorus). Ce rapace ne vit en Europe qu’aux beaux jours, il passe une grande partie de l’année (d’octobre à avril) au sud du Sahara. « Les bondrées sont actuellement en pleine migration », note Stéphane Builles, animateur Sepanso de la réserve des marais de Bruges. « Elles passent en ce moment, ce qui explique certainement la présence de celle-ci. »

   

Combien de passages dans le ciel girondin ? « Difficile de le savoir », répond la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) : « Il n’y a pas énormément de bondrées en Gironde, on en voit plutôt dans les Landes. »

Que la bondrée apivore s’attaque aux frelons asiatiques n’est pas réellement une surprise. Autant la buse variable, celle d’ici, est carnivore, autant la bondrée est insectivore. Elle se nourrit de larves, guêpes, abeilles, bourdons et frelons.

« Jusqu’à présent, on n’a pas trop de témoignages de destruction de nids de frelons asiatiques, précise la LPO. Les bondrées s’en prennent souvent aux nids de guêpes enterrés. Elles creusent la terre et dévorent tout que ce qu’elles ont à portée de bec. »

Le fait que certaines bondrées s’attaquent aux frelons asiatiques pourrait être une bonne nouvelle. Une lutte naturelle contre le fléau frelon ? « Ne pas trop rêver », si l’on en croit le responsable de la réserve de Bruges. Pour sa part, il n’a pas eu connaissance d’attaque du genre de celle de Bommes, ce qui signifie que « le combat » demeure pour l’instant limité.

Sur le Net circulent maintenant des images montrant de vraies buses s’attaquant à des nids de frelons asiatiques. Les vidéos sont impressionnantes mais les buses en question ne sont pas les mêmes que celles qui tournent en rond dans le ciel girondin. Mais un jour, peut-être…

A Tronçais une quinzaine de couples de bondrées apivores se reproduisent chaque année dont trois  sur la commune de Le Brethon.

Progression du frelon asiatique sur le territoire français.

 

 

 - Amphibiens : la mort par les pesticides ( 23/03/2013)

Les amphibiens (grenouilles, crapauds, tritons, salamandres, etc.) subissent depuis bon nombre d'années un rapide déclin à l'échelle du monde entier. Les scientifiques débattent encore des facteurs de ce déclin et de leurs poids respectifs : maladies, changement climatique, pollution, disparition des habitats, etc. Des chercheurs allemands et suisses viennent d'apporter un élément important à ce débat. Ils ont montré sur de jeunes grenouilles rousses (Rana temporaria, une espèce européenne commune) que l'exposition à des pesticides conduit à une forte mortalité des batraciens, allant de 40 pour cent après sept jours à 100 pour cent après une heure, selon le produit testé.

Carsten Brühl et Annika Alscher, de l'Université de Coblence-Landau, en Allemagne, avec Thomas Schmidt, des Laboratoires Harlan en Suisse, et...

Un crapaud vert juvénile (Bufo viridis)dans un vignoble du Sud de l'Allemagne. Jusqu'à présent, les tests de toxicité préalables à une commercialisation des pesticides ne prenaient pas en compte les amphibiens. Heureusement pour les fabricants...

Carsten Brüh

 

 

- Des nouveaux panneaux d'accueil  dont trois sont sur le thème du patrimoine naturel.

      

 Merci aux photographes amateurs locaux qui nous ont offert de magnifiques clichés.

 

-Un papillon qui trompe énormément!!! ( DEFFNER Christine : 14/08/2011)

 

 

Vu comme ça, ce papillon nocturne long de 5 cm semble très banal. Cependant une forme sur son thorax représente des cornes de bœufs.  Nous avons devant nous  le SPHINX DE LISERON ou SPHINX à CORNES DE BŒUFS (Herse convolvuli L .) . Il appartient  à la famille  des Sphingidae et butine pendant la nuit les fleurs dans nos jardins et dans les champs où il joue un rôle important dans la polennisation. Il prélève le nectar à la manière d’un hélicoptère, sans se poser grâce à  une trompe de plus de 10 cm qui rend cet exploit possible. Autre point commun avec les éléphants, c’est une espèce migratrice de l’Afrique! Le nom Sphinx de liseron vient du fait que ses larves se nourrissent entre autre des liserons des champs ou des haies, .

Voilà un bel exemple d’un être à première vue banale mais qui cache une réelle particularité !

 

 

-"Un de nos protégés !"( DEFFNER Christine : 02/07/2011)

 

 Femelle Capricorne du Chêne

 

Voilà notre impressionnant Brethonois, protégé au niveau national et européen! Lui, c'est  le Grand Capricorne du chêne (cerambyx cerdo L .), il se promène avec beaucoup de bruit, faisant repenser à une souris se promenant sous un tas de feuilles. On le retrouve parfois dans le jardin  inconscient de son statut d'invulnérabilité. Il vit principalement dans les vieux chênes qui  représentent son habitat typique, c'est également dans ces arbres qu'il finit  sa vie.

 

  

 

 

-" Notre petit ours "(25/04/2011)

 

Essentiellement nocturne, le blaireau est quelquefois aperçu à la lumière des phares lorsqu’il vient à traverser une route. Notre « petit ours » se signale surtout aux traces caractéristiques (5 doigts griffus autour d’une belle pelote plantaire) qu’il imprime dans la boue des chemins. C’est également lui qui depuis des générations creuse des terriers aux multiples gueules dans les bois et taillis, souvent à proximité d’un petit ruisseau.

C’est un réel omnivore au régime alimentaire opportuniste. Si son régime est composé majoritairement des lombrics, il ne dédaigne pas déterrer des petits rongeurs, des bulbes de jacinthes sauvages, des guêpes…en fin gourmet, il vient même prélever, mais peut-on lui en vouloir, quelques grappes de raisin juste avant les vendanges.

Dès le mois de février, au plus profond du terrier, ont lieu les naissances. Et c’est deux à cinq jeunes qui vont découvrir leur environnement les mois suivant. Très peu survivront : la route fait beaucoup de victimes…

Sur la commune du Brethon et sur l’ensemble du Pays de Tronçais, plusieurs terriers sont connus et font l’objet d’un suivi régulier depuis une dizaine d’années : les populations semblent à peu près stables. Il n’en va pas de même dans d’autres régions françaises et « Le Tesson » comme on l’appelle quelquefois mérite notre considération si l’on souhaite que nos enfants et petits enfants puissent chaque printemps eux aussi assister aux jeux, bousculades, poursuites des petits blaireautins

 

 

Photo Richard Blackbourn

 

 

 

-Leçon de botanique (17/04/2011)

 Nos yeux sont égaillés par les couleurs des fleurs. Mais il y a aussi des acrobates entre les plantes. C’est le moment de voir encore leur œuvre éphémère, des certaines fougères, en plus précis.

Voilà les majestueux « crosses d’évêque » du Fougère mâle ( Dryopteris filix-mas L. SCHOTT) Les frondes, qui peuvent atteindre jusqu'à 1,20 m, se déroulent en deux phases, comme montrent les photos. Cet habitant des forêts ombragées renferme dans le rhizome des phloroglucides (toxines !), que les savants utilisent depuis la Grèce Antique en traitement contre les vers solitaires.

 

La Fougère aigle (Pteris aquilina L.) se déploie aussi spectaculaire. En regardant sa silhouette on trouve facilement une ressemblance avec un aigle prêt à l’envol. Omniprésent sur un sous-sol humide, dans les forêts ou sur les prairies, elle peut mesurer jusqu’à 2 m de haut. En automne elle marque le paysage avec son changement de couleur du vert au brun.

     

       

 

 

-La Bécassine des Marais-31/03/2010

                        

 

La bécassine des marais (gallinago gallinago) est une espèce peu commune et discrète. On l'a rencontre, comme son nom l'indique, dans les zones humides (marais, prairies humides, étangs,...).L'hiver, quand les étangs et les marais sont gelés, elle peut venir dans les fossés mêmes proches des habitations (seule ou en petit groupe).

La bécassine est un oiseau méfiant: toujours aux aguets elle s'envole au moindre bruit ou mouvement suspect; pour l'observer il faut ouvrir grand les yeux car elle se dissimule dans les touffes de végétation.

 

La bécassine ressemble à sa cousine des bois la bécasse, mais elle est plus petite et plus fine que cette dernière.

 

 

Texte, dessin Hugo Samain

 

 

-Leçon de botanique-11/02/2011

 

 

    En regardant bien ces feuilles  ne semblent-elles pas à des langues ? Le nom populaire est vraiment « Langue de cerf », mais le nom scientifique s’oriente plus tôt à l’aspect ondulé de la feuille qui la fait ressembler au mille-pattes venimeux, le scolopendre. Cette espèce de fougères, unique en son genre en Europe, s’appelle « Le scolopendre officinale » (Phyllitis scolopendrium ,L) .

    Il y a deux ans le vent a posé des spores au pied d’un mur, exposé nord. Voilà aujourd’hui le résultat. On utilise  encore le scolopendre officinale comme plante médicinale, mais elle est rare en Europe et protégée par la loi.

  

    Ici, un autre représentant de l’espèce des fougères, « L’Asplénium Trichomanès » (Asplenium trichomanes, L.) . On la voit souvent sur des murs en Pays de Tronçais et  n’est pas rare dans notre région.

 

-25/10/2010

photo: N Deschaumes

    Aujourd’hui 25 octobre 2010, 4300 grues cendrées sont passées  au-dessus de notre commune, poussées par le vent du nord–est, les plus tardives se sont certainement posées à l’étang des Landes prés de Gouzon dans la Creuse.  Elles ont parcouru les 270 km qui nous séparent du lac du Der-Chantecoq, situé à une cinquantaine de  kilomètres à l’est de Troyes à une moyenne d’environ 60 km heure. Les ornithologues de cette région nous avaient signalé  le départ des grues ce matin au levé du jour et elles étaient au rendez-vous des observateurs locaux en fin de matinée.

 

-Les hirondelles au Brethon- article du 03/08/2010

Dans notre commune, 2 espèces sont présentes, l’hirondelle rustique (Hirundo rustica) et l’hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum) reconnaissable à son croupion blanc. La première anime les fermes et les hameaux où elle niche dans les bâtiments, la seconde est présente dans le bourg.

Ce printemps les hirondelles ont souffert de la période de froid du mois de mai et nombreuses sont celles qui ont été contraintes d’abandonner leurs nids ou qui sont mortes. Des témoignages de cette hécatombe ont été recueillis notamment par les élèves de l’école. Néanmoins la colonie d’hirondelle de fenêtre du multiple rural atteint 7 nids occupés en ce moment avec les jeunes qui se font nourrir activement par leurs parents.

Les jeunes des premières nichées qui ont survécu sont volants et commencent à former des groupes sur les fils électriques notamment. Une cinquantaine d’hirondelles rustiques sont présentes au Grand Villers par exemple

A partir d’août ou septembre, les regroupements seront plus importants et précèderont le départ vers l’Afrique.

Il serait intéressant de pouvoir dénombrer plus précisément la population d’hirondelles au Brethon et la participation de tous est possible pour accomplir cet inventaire. Une première recherche des bâtiments accueillant des nids est à envisager avec le soutien de toute la population.

Arnaud Trompat

        

Photos: Yann Toussaint, LPO Auvergne, Franck Chastagnol.

-La Basbastelle - Article du 13/06/2010

Discrète, timide et vagabonde, la Barbastelle (Barbastella barbastellus) est une espèce de Chauves-Souris qui affectionne les écorces décollées des arbres morts. On la trouve également derrière les volets des habitations, à condition que ces derniers ne soient pas manipulés. Sa timidité pousse la Barbastelle à changer de gîte au moindre dérangement, ce qui complique considérablement le suivi d’une colonie. Son alimentation est composée, comme pour toutes les Chauves-souris européennes, uniquement d’insectes. Ce régime alimentaire fait des Chauves-Souris un excellent  insecticide naturel.

 La Barbastelle connaît une chute très importante de ses effectifs dans certains pays, ce qui explique son classement en annexe II des conventions européennes de protection de l’environnement. A l’heure actuelle, 34 espèces de chauves souris sont connues en France, 23 espèces ont été recensées dans notre département et 18 à Tronçais.

Les Chauves-souris sont les seuls mammifères capables de voler.

Attention, beaucoup de légendes attribuent aux Chauves-souris des comportements inconsidérés et absurdes, elles ne s’accrochent pas dans les cheveux par exemple.

La découverte d’une colonie de Chauves-souris reste toujours rare, si par hasard vous en connaissiez une, merci de la signaler sur le site : coin.nature.le.brethon@orange.fr

R Grignon

 

-La grenouille rousse-( rana temporaria) 

                                

Accouplement de grenouilles rousses                                                                   Oeufs de grenouilles rousses

La grenouille rousse a une aire de répartition très large, il n’y a qu’en Corse et dans la vallée de la Garonne et de l’Aude qu’on ne la rencontre pas.  Elle présente la robe la plus colorée et la plus variée. La couleur varie du jaune jusqu’au noir en passant par le brun, l’olive, le rouge, le brun foncé et le gris. Seule la couleur verte est totalement absente chez la grenouille rousse. Sa taille varie de 7 à 10 cm, les mâles sont généralement plus petits que les femelles. Elle a un museau court, arrondi et busqué. Sa face ventrale présente généralement des marbrures ou des taches contrairement à sa cousine la grenouille agile qui a un museau long et pointu et une face ventrale immaculée.

La grenouille rousse se reproduit tôt dans la saison, en effet on peut observer des pontes dès le début du mois de février qu’elle dépose dans des eaux peu profondes. On peut voir sur la deuxième photo, des œufs qui apparaissent en blanc, ceux-ci ont gelé. 

Lorsqu’elles se réveillent, elles partent, souvent en nombre, vers des lieux de reproduction qui ne sont pas forcément tout proches. Lorsqu’elles doivent traverser des routes, elles sont nombreuses à se faire écraser. 

La grenouille rousse atteint sa maturité sexuelle à 3 ans et peut pondre de 700 à 4000 œufs agglutinés en amas compacts flottant à la surface de l’eau.

 Les œufs éclosent environ 3 à 4 semaines après la ponte.         

  Isabelle CELLE - Le 25 mars 2010

 

-Une bande annonce qui doit nous faire réflechir !!! http://nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/bande-annonce.html

 

-09/01/2010: l’observation des oiseaux à la mangeoire, en hiver, est toujours un spectacle fascinant.

 

             La distribution de tournesol noir,  amandes, noisettes, maïs concassés, fruits décomposés (pomme, poire…..) pain de graisse végétale simple etc…, représente un apport calorique important en période hivernale pour les petits oiseaux de nos jardins. Ne donnez jamais de lait, ils ne peuvent pas le digérer, évitez de distribuer des aliments salés. Il n’est pas conseillé de leur fournir trop de graisse animale (lard, suif, saindoux). N’oubliez pas de leur proposer un point d’eau à proximité afin qu’ils puissent boire. Il est nécessaire d’effectuer si possible, deux nourrissages par jour.

            Les lieux de distribution doivent être hors de portée des chats. Les « mangeoires tables  ou plateaux » exposent plus les oiseaux aux risques d’infection que les distributeurs automatiques. Pour les mêmes raisons, évitez de répandre  la nourriture directement sur le sol.

Si votre mangeoire est très fréquentée, il est bon de la nettoyer toutes les semaines, afin d’éviter la transmission de maladies par les fientes ou les restes d’aliments. Le nettoyage peut s’effectuer avec de l’eau savonneuse ou un peu de liquide vaisselle, que vous rincerez abondamment à l’eau claire. Il existe aussi des solutions désinfectantes assurant l’élimination des bactéries. Pour cette petite corvée, respectez les règles d’hygiène de base, portez des gants et terminez l’opération en vous lavant  soigneusement les mains avec du savon.

 

            Bien au chaud, à travers votre fenêtre, vous pourrez admirer tranquillement le repas des petits passereaux. Vous pourrez également noter le nombre de visiteurs et les différentes espèces et en faire profiter vos voisins et amis en envoyant un petit compte rendu de vos observations ou  vos photos éventuelles sur le site de notre commune à :      coin.nature.le.brethon@orange.fr

 

   

Mangeoire plateau                                                   Pic épeiche à la mangeoire

Pic mar à la mangeoire

 

-Un très long voyage (environ 3000 km)…  

13/11/2009

Les grues cendrées nichent principalement dans les pays scandinaves et l’Europe de l’Est. Dés le mois de septembre, ne trouvant plus des conditions alimentaires suffisantes, elles descendent en une première étape sur les bords de la mer Baltique, principalement sur l’île Allemande de Rügen. Elles effectuent ensuite, un deuxième saut de 800 km environ pour se poser en Champagne Ardennes, sur les bords du lac du Der-Chantecoq, situé à une cinquantaine de  kilomètres à l’Est de Troyes. Elles choisissent de quitter ce site lorsque les conditions météorologiques leurs sont favorables, notamment lorsque le vent de Nord- Est  souffle sur leur axe de migration qui les mène  en  Espagne (Estrémadure) après une étape à Captieux dans les Landes. Notre commune se trouve juste sur ce passage. Un comptage effectué au Grand Villers, commune de Le Brethon (03350) a permis de dénombrer entre 15 h et 17 h, le mercredi 14 octobre  4744 grues et le jeudi 15 octobre  6139 grues.  Des groupes  peuvent stationner quelques jours dans notre région,  250 oiseaux environ hivernent ordinairement sur les bords de l’Allier, si les conditions climatiques, alimentaires et de quiétude sont acceptables. Des grues cendrées sont baguées sur leur lieu de reproduction. La lecture des bagues, sur l’ensemble de leur déplacement, permet aux ornithologues de découvrir de façon plus précise l’identité et le comportement de ces grands voyageurs.

   Photo : grues cendrées en halte migratoire

 

 

-LA LATHREE CLANDESTINE  : UN PARASITE SUPERBE

(Isabelle Celle-  10 MAI 2009)  

        Présente surtout dans l’ouest et le sud ouest, la lathrée clandestine est une plante à rhizome de la famille des scrophulariacées qui ne possède pas de système chlorophyllien. Elle puise sa nourriture grâce à des suçoirs dans les racines des plantes qu’elle parasite, notamment le saule, l’aulne, le peuplier et le noisetier.  

        On ne peut la voir que lorsqu’elle est en fleur d’avril à mai. Celles-ci sont assez nombreuses, grandes, de couleur violet et au ras du sol.  Elle pousse dans les milieux boisés, assez frais, voir humides, en général à proximité d’un ruisseau.


-Le triton marbré et la Salamandre( 26/03/2009).

Les premières sorties du  triton marbré (triturus marmoratus), début mars, annoncent l’arrivée du printemps.  Si la chance lui sourit, le triton marbré pourra retrouver sa mare favorite pour entreprendre sa reproduction. Ce n’est pas chose facile, surtout lorsqu’il faut traverser le réseau routier. Un nombre très important se fait écraser par nos voitures, nous ne prêtons pas suffisamment attention à ces minuscules batraciens (Longueur de 120 à 140 mm) ! La difficulté est déjà grande pour survivre dans des mares souvent polluées, où le triton marbré consomme des insectes et leurs larves (Chironomes, phryganes, éphémères etc..) des crustacés (Aselles, gammares etc...)  pendant la période de l’année qu’il passe dans l’eau et des lombrics, limaces, chenilles, pendant la période où il vit  sur terre. Le jardinier sait protéger toutes ces espèces peu connues et rares qui habitent chez nous, grenouille verte, grenouille agile, grenouille rousse, rainette arboricole, crapauds, triton marbré, salamandre etc. Par leur consommation d’insectes, les batraciens-amphibiens sont de  précieux adjoints pour la préservation du potager.  

Vous pouvez participer au coin du naturaliste en indiquant vos dates d’observations de l’arrivée des oiseaux migrateurs : hirondelles, huppe, coucou etc., en envoyant un courriel à:    coin.nature.le.brethon@orange.fr

 

                                                  

 

 

-Le 15/02/2009-Jean Fombonnat

    Le gros-bec casse-noyaux (coccothtraustes  coccothtraustes) visite encore la mangeoire où lui sont proposées des graines de tournesol, alors que les grues cendrées (grus grus) arrivant d'Espagne, passent déjà au-dessus de notre commune . Elles partent en direction des pays scandinaves et de l'Allemagne du nord où elles vont se reproduire.  Le gros-bec préfère nos belles futaies de Tronçais, dans lesquelles il dissimulera son nid dans les feuilles naissantes,  fin avril, début mai. 

 

 

-"Quelques lignes de botanique" par Christine Deffner-23/03/2009

 

On m’appelle la Flore. De nature je suis très astucieuse, c’est pourquoi même omniprésente on ne me voit pas. J’ai  donc décidé de me faire entendre par les voies modernes de la communication: Internet.

Dans certains sous-bois je déroule mon tendre tapis d’AIL DES OURS (Allium ursinum), mais pour l’instant je ne veux pas qu’il porte sa fleur très blanche en fausse ombrelle. Je laisse la priorité à l’ANEMONE DES BOIS (Anémone nemorosa) qui égaie déjà le sous-bois frais, les prairies ombragées et les landes avec sa fleur blanche parfois touchée de pourpre clair. La FICAIRE FAUSSE-RENONCULE (Ranunculus ficaria)  l’accompagne. Elle aime les zones fraîches des forêts de feuillus et y apporte une touche de couleur d’un jaune éclatant. Ses feuilles sont en forme de cœur. Dans ma palette de peintre j’y mets  aussi du rouge et du bleu. J’avais un peu de mal à choisir, mais j’ai trouvé la solution, le PULMONAIRE (Pulmonaria affinis). Sa fleur naît rose et en vieillissant elle vire au bleu. La plante est couverte de poils collants et ses feuilles tachetées donne l’illusion  d’un poumon malade.  

Il ne nous reste maintenant qu’à ouvrir les yeux pour voir ces plantes s’épanouir  avant que d’autres n’apparaissent à leur tour.